Pourquoi l’éco-éducation

Peu de gens connaissent la loi, même si selon le législateur « nul n’est censé ignorer la loi ».

Avec mon conjoint, nous avons décidé de nous réapproprier notre « autorité éducative », comme la désigne le Code civil du Québec. Nous avons donc dispensé notre plus jeune garçon, âgé d’un peu plus de 8 ans, de fréquenter un établissement scolaire, conformément à la loi sur l’instruction publique.

Ce choix n’est pas si marginal, même s’il reste minoritaire.

Il soulève son lot de réactions négatives : scepticisme, hostilité, dénigrement… j’en passe, et je ne m’y attarderai pas.

Nous avons heureusement rencontré des gens qui ont réagi avec beaucoup d’ouverture et d’enthousiasme.

Comme parents, mais aussi comme individus vivant en société, l’éco-éducation nous est apparue comme une voie de choix pour réfléchir sur notre place et sur notre rôle.

La question de savoir dans quel monde nous voulons vivre est primordiale pour nous. Elle en appelle plusieurs autres, qui pour beaucoup portent sur les façons dont nous pouvons transformer le monde actuel.

L’éco-éducation est une d’entre elles. L’éco-éducation est un concept développé par Thierry Pardo.

« Thierry Pardo, titulaire d’un doctorat en éducation, éduque ses deux enfants en dehors de l’école. Spécialiste des alternatives éducatives, il parcourt le monde en famille pour présenter les apports d’une posture libertaire. Auteur et conférencier, il est également chercheur indépendant associé à l’Université du Québec à Montréal. » Source : uneeducationsansecole.wordpress.com

Liens vers quelques vidéos :

Anatomie d’une éducation réfléchie

Direct avec Thierry Pardo auteur du livre « Une éducation sans école »

Liens pour se procurer ses livres :

La section publication du blogue de Thierry Pardo.

Les éditions Écosociété offrent le livre « Une éducation sans école » aux formats papier et numérique.

Liens vers les travaux de maîtrise et de doctorat de Thierry Pardo :

Étude des pratiques éducatives d’«éducation à domicile» : vers une éco-éducation

Résumé : Dès que l’on s’intéresse à la question éducative, le modèle scolaire porté par son imposant déploiement vient très souvent occuper une place centrale dans les débats jusqu’à parfois imposer la confusion entre « école » et « éducation ». Cet état de chose atrophie certainement l’inventivité sociale mise au service de l’éducation et se dresse en obstacle à l’alternative éducative. Une libre réflexion au sujet de l’éducation souhaitant explorer d’autres voies que celles proposées (imposées?) par l’institution scolaire se doit de passer par une phase préalable consistant à déconstruire l’évidence scolaire. Apparaissent alors une diversité de propositions, dont celle de « l’éducation à domicile ». Souvent méconnue, cette alternative éducative offre une liberté pédagogique sans doute sous-estimée. Cette étude, réalisée au moyen d’entrevues individuelles en profondeur, permet de dresser le contour des représentations et surtout, pour la première fois au Québec, celui des pratiques d’ « éducation à domicile ». Contrairement à ce que sous-entendent les appellations « éducation à domicile » ou « école à la maison », l’éducation des enfants non scolarisés des familles rencontrées ne se cantonne pas au strict cadre du logement. Bien au contraire, toutes les possibilités de l’habitat, de l’oïkos au sens écologique du terme, sont largement utilisées à des fins éducatives. Nous pouvons alors parler d’une « éco-éducation » dans laquelle les parents évoluent en fonction de leurs valeurs et d’un environnement naturel et social propice au développement de leur(s) enfant(s). Cette étude met au jour la richesse et la diversité des approches et stratégies éducatives déployées par les familles.

À la recherche de fondements pour une éducation alternative à l’école : les voies de la piraterie éducative

Résumé : Cette thèse présente des fondements pour une éducation alternative au système scolaire, contribuant ainsi à la diversité socio-éducative et au dialogue des éducations. Si, dans un premier temps, on s’intéresse aux limites de l’institution scolaire, c’est pour montrer pourquoi l’école ne peut s’imposer seule comme proposition éducative. Cette idée s’appuie notamment sur le constat que l’environnement contrôlé des écoles et le peu de place accordé au lien entre l’enfant et la nature constituent une entrave à la mission émancipatoire de l’éducation scolaire. Cette thèse explore, dans cette perspective, les possibilités d’alternatives en s’adossant à deux postulats : 1. C’est aux parents, aidés par la communauté éducative, que revient d’abord le rôle d’éduquer leurs enfants; 2. Un enfant grandit mieux dans un environnement libre et diversifié que dans un environnement unique et contrôlé. À partir de ces postulats, cette recherche explore diverses situations éducatives alternatives à la proposition scolaire. Mettant en œuvre une méthodologie inventive, elle tente de contribuer à mettre au jour les fondements et les pratiques des éducations qui ont cours dans les sociétés traditionnelles sans école, mais aussi au sein des familles qui choisissent d’assumer l’éducation de leurs enfants sans avoir recours aux institutions scolaires et chez celles qui privilégient le voyage comme support à l’éducation de leurs enfants. De cette démarche ressortent les principaux éléments fondamentaux pour une éducation alternative à celle proposée par l’institution scolaire. Utilisant de façon transversale la métaphore de la piraterie comme levier de déplacement paradigmatique, cette thèse tente d’ouvrir quelque espace pour donner du souffle à la démarche éducative et contribuer au dialogue pédagogique, à l’inventivité et à la diversité socio-éducative, condition indispensable à la bonne santé de nos sociétés.

Bonne lecture!